Je piète, j'erre à deux pattes dans cette terre
Terre mouillée de souvenances et d'amertumes
Et puis je scute l'ombre, les yeux bien ouverts
Ombre qui ondule dans le rai d'un clair de lune
Ombre diaphane qui s'éclipse et devient mystère
Etre ailleurs commence à sourdre dans mes veines
Un hardi, un imprévu, une envie de devenir moi aussi
Un bien-être, une sensation d'amour, pas de haine
Une autre image enluminée de soleil, de vert et de vie
Image magique, inopinée, tannée comme un poème
Un sentiment torride de bonne foi, d'aime-moi aussi
Sans faute, ni salissures, for de l'amour il y a nos corps
Qui se souviennent du jour, de la nuit et de la chaleur
Oh!Ma mie, est-ce un au secours empli de ferveur.
Qui se glisse et s'immisce, là au fond de mon coeur
Que je ne puis clamer peine, bâillonné par les heurts
Bâillonné par mes pleurs, fond defaillant à l'intérieur
Intérieur defaillant, encalminé par la touffeur des maux
Puis-je au moins prétendre à la délivrance de cet asile
L'esprit libertin je me transporte alors dans un royaume
Où la vie ne ressemble pas à un cimetière de conflits
Où le temps empreint de candeur peint de paix son icône
Où le temps immaculé d'amour enfin nous aura réuni
