Avec ses mots malheureux qui écorchent, qui avilissent
Si la colère portait un autre nom, serait-elle plus douce
Dans ses répliques, porteuses de sabres, telle une ennemie
Serait-elle plus douce et plus noble dans son engouement
A toujours lacérer de sa lame aiguisée plus profond encore
Et encore dans la plaie de la discorde et du déchirement
Bien malin saurait parer toute la dissention par la douceur
Douceur, coton du mal en soi, mouchoir des pleurs, hamac
Rémission qui apaise et délivre tout l'amour de l'indigne
Douceur, nid ouaté, donneuse de chaleur, confort de l'âme
Douceur qui cicatrise toute cette démence presque légitime
Des averses, des bourrasques, tous les temps sont dans le ton
Laissent des traces d'escagots et des maux qui font traces
Des amours, bien souvent, où la guerre s'immisce sans raison
Repentance à mon dieu, ni rancoeur, ni dégoùt, qu'une grâce
En cette vie finissant, là, entre mon coeur et mon âme
Pour l'avant, pour l'après, l'éternité, je me prie d'oublier
Pour le temps qui s'éloigne, puisque présent je ne serai
Je me souviendrai de vous, l'amour,porteuse de charme
