Sur ce grain de peau transparent de soie blanche
Je pose mon regard à la chair ainsi marbrée
Par le réseau de ses veines, concentré d'élégance
Diantre! N'est ce pas à mes yeux un spectacle assez doux
Que je ne puis me détacher de la splendeur aguicheuse
Une minute ou toute la vie, quelle importance après tout
Je reste là, émerveillé, sans pudeur, sans gêne honteuse
Secrets intimes, l'ebauche devient charme et m'ensorcelle
Fi d'analecta, les courbes de son corps ne sont que proses
Que l'oculus faciale, scribe de ma mémoire pour l'éternel
Dresse en mon jardin, la plus pure et la plus belle des roses
Merci mon Dieu de ce retour à la vie,
A cette coulée de sève, nourrice d'éden
Foi en toi, fasse cette fois je t'en prie
les genoux à terre, qu'elle reste mienne
