Des larmes montent, m'angoisse, jusqu'au bout du sommeil
Et puis, comme c'est toujours avec le temps, loin dans l'irréel
La haine commence toujours à séduire, comme un essentiel
Dans cette longue galerie, extraite du présent, de l'instant
Où l'histoire n'en finit pas de mourir, n'en finit pas de mourir
Où la vie cesse de boîter et de courir cesse de boiter, de courir
Dans cette longue grotte du crépuscule, où l'écho est incessant
Il y a toi, campé dans ta prestance et ce sourire eternel charmeur
Il y a toi, au regard bon-enfant et candide qui attire, emprisonne
Rencontre entre un present, là sous la main et en son coeur
Et un passé bien souvent en lambeaux dans une mémoire atone
Obscure découverte contre l'egoïsme, l'oubli, et même la division,
Perte irrémédiable de ce qui avait été, trop cruelle ou bien juste
Cruelle dans la douleur, trop juste par Dieu, une autre connexion
Une autre voie nous uni dans ce royaume sans frontière aucune
