A enflammer la foulefrissonnante enracinée
Au bord du gouffre qui me conduit à l eternel
L'air frais tramé de brume et lumière naturelle
Le vieux prêtre s' est redressé avec le regard fixe
Les yeux livides par ce desespoir d'outre-monde
Avec une force tellement déchirante et évocatrice
A alerter la compassion d'un frère en cette tombe
Retour aux féroces,au sang qui rougit,àla chair qui se mâche
A l'intestin qui se vide,à l'instant qui précède ma naissance
A cette coulée de plaisir, lorsque l'amour fecond fait surface
Retour à la case depart,à l'abstrait l'invisible,à l'innocence
Derrière moi, jai laissé mes ecrits aux odeurs faisandées
Ces odeurs qui dénaturent toute la noblesse de l'encre
Qui la rendent de style médiocre,si noire et si suspecte
Ces ecrits aux brisures de lettres descriptives et éloquentes
Dans les jardins du monde et de la vie,il y a ces bonheurs
Ces roses de toutes les couleurs qui saignent et cicatrisent
La piqûre acide de l'ortie qui gonfle la culture du malheur
Il y a aussi la mort que la gente animale et prêtresse paradise
Indulgence,le regard du pretre se jette sur l'indicible
Et demande à Dieu,autout là-haut du royaume
Non pas grâce,mais le pardon à tout ces disciples
Et apposer sur le front de chacun,la magie de sa paume
